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11 janvier 2011

Handicap en entreprise : un regard de retard

Handicap en entreprise : un regard de retard Depuis 1987, la loi oblige tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial de plus de 19 salariés à compter dans ses effectifs 6% de personnes handicapées.

Aux IEG comme dans beaucoup d’autres secteurs, le taux reste bien en-deçà : 2,5% à GDF SUEZ, 3,1% à EDF.

«Plus le niveau de formation et/ou de responsabilités est élevé moins le taux de déclaration du handicap est important » (étude Adecco 2004). On le sait peu mais il existe une véritable autocensure des personnes handicapées : sur la totalité des actifs handicapés, seuls 27% ont fait leur « coming out » dans le monde du travail pour obtenir la Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et ce taux est encore plus bas dans les collèges Maîtrise et Cadre.

Le travail qui reste à faire, dans notre vie personnelle et professionnelle, est donc très important et nous croyons que le regard sur le handicap peut changer à travers les relations de travail. Combattre farouchement les idées reçues telles que « les personnes handicapées ne sont pas formées » ou les afirmations cyniques du type « le sujet du handicap est un vrai sujet mais pas une priorité aujourd’hui » est un travail de longue haleine.

La CFE-CGC mène depuis longtemps une politique volontariste sur le thème du handicap (édition d’une BD, site internet dédié, groupe interfédéral de travail, formations spécifiques pour les militants, partenariat avec l’AGEFIPH, etc.)
Nous sommes incités à veiller à la « chaîne de l’accessibilité » : cela consiste, pour une entreprise, à rendre tous les locaux usuels accessibles à des personnes handicapées du hall au bureau en passant par la cantine, les toilettes,
les parkings, les badgeuses, les comptoirs d’accueils, les portiques, etc. Le diable est dans les détails… Nos militants sont « pushy » vis-àvis des responsables RH des entreprises, pour la négociation d’accords, audacieux et justes.

Mais au-delà des signatures, la responsabilité d’un syndicaliste réside également dans le suivi scrupuleux de l’application des textes et la dénonciation des abus ou oublis. L’enfer est trop souvent pavé de bonnes intentions !


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