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02 mai 2011

Veille : L’amélioration de la santé et des conditions de travail au service de l’égalité professionnelle

L’amélioration de la santé et des conditions de travail au service de l’égalité professionnelle : telle est la conviction défendue par F. Chappert, responsable du projet « genre et conditions de travail » à l’ANACT.


L’étude réalisée compare les conditions de travail des femmes et des hommes en analysant les risques au travail en fonction du genre : il en ressort que l’égalité ne peut progresser dans les entreprises au détriment de la santé et que les efforts faits pour améliorer les conditions de travail gagneront en pertinence avec une meilleure prise en compte de la situation différenciée des femmes et des hommes au travail.

Si les effets différenciés sur les parcours professionnels sont connus et identifiés (« plafond de verre ») , il est à noter que peu de statistiques sexuées existent sur la santé au travail et que ce sujet inspire assez peu les partenaires sociaux, à l’exception de la CFTC.

De quoi parle t-on ? En 2008, les accidents du travail subis par des femmes représentaient un tiers du total des 700000 AT, avec une progression de 21% entre 2000 et 2008 (contre une diminution de 13% pour les hommes). Sur 45000 déclarations de maladies professionnelles, 48,6% provenaient de femmes, avec une généralisation des TMS. Les enquêtes épidémiologiques révèlent une prépondérance du niveau de tension et de stress.

Quelle traduction de l’effet de genre ? les femmes sont davantage concernées par l’organisation des temps en flux tendu (60% des horaires atypiques en 2005). Elles sont également première ligne pour l’exposition aux risques organisationnels et psychosociaux au travail : pour les non-cadres notamment, en raison de la prédominance de la relation avec le public, le patient ou le client, ce qui entraine des situations d’agressivité ou de détresse. Importance aussi du travail morcelé, répétitif, exigeant des postures contraignantes avec peu de marge d’autonomie pour s’organiser différemment.

Parmi les solutions préconisées : inscrire l’obligation de mixité des emplois dans les accords sur l’égalité, introduire un volet santé et conditions de travail dans les accords d’entreprises sur l’égalité et enrichir le rapport de situation comparée par des indicateurs de santé au travail, prendre en compte le genre dans l’évaluation des risques et les plans d’actions. 

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