plus petit
plus gros
twitter
facebook
21 février 2012
Communiqué : déception pour la CFE-CGC Energies devant la relaxe de l'ancien chef de la centrale de Chooz
Le Tribunal Correctionnel de Charleville-Mézières a prononcé la relaxe de l’ancien Chef de la centrale de Chooz poursuivi pour des faits de harcèlement moral sur plusieurs salariés.
Ce verdict concluant plusieurs années de procédure et une audience fleuve apporte une grande déception pour la CFE-CGC Energies qui soutenait les salariés dans ce combat.
Le tribunal a reconnu que « les parties civiles ont vécu douloureusement les faits dont elles se plaignent et que ceux-ci ont eu des répercussions sur leur santé ». Il constate encore que « elles ont pu exprimer leur souffrance à l’audience ». Pour autant, le juge pénal s’est demandé « si ce ressenti subjectif peut être rattaché à des comportements qui caractérisent le harcèlement moral ». Et c’est ainsi qu’il décrète qu’un désaccord entre un salarié et son supérieur hiérarchique, un changement d’affectation et le retrait brutal d’une mission ne constituent pas un harcèlement moral. Pour conclure qu’il n’appartient pas à un président du tribunal « d’apprécier les qualités managériales d’un chef d’entreprise ou d’unité, son tact ou son style ». Et de relaxer le directeur de centrale.
Les salariés soutenus par la CFE-CGC Energies souhaitent désormais tourner la page et ne pas revivre les épreuves d’un procès qui font remonter à la surface tant de souffrances vécues. La CFE-CGC Energies ne fera pas appel de cette décision.
Néanmoins, la CFE-CGC Energies considère toujours que le comportement inacceptable d’un manager et l’environnement de travail délétère qui en résulte ne doivent pas être autorisés. Aussi elle continuera de combattre toute forme de harcèlement, qu’il s’agisse d’un manque de respect, d’une volonté de nuire, d’agression verbale, comportementale ou physique. Elle le fera en tout lieu et particulièrement dans les centrales nucléaires où les conditions de travail doivent être sereines et optimisées par un management équilibré et juste. Elle continuera son combat contre les persécutions de toutes sortes et leurs auteurs pour une meilleure prévention du risque et le respect des personnes au travail. Car, il s’agit là de la finalité même de l’action syndicale : la défense des intérêts matériels et moraux des salariés.