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08 avril 2011

Gel des prix de l'énergie : histoire sans parole... de l'Etat

Gel des prix de l'énergie : histoire sans parole... de l'Etat A un an de l’élection présidentielle, le prix de l’énergie vient de faire son entrée dans le champ de la campagne électorale qui s’annonce.

Sans stabilité de la parole et des engagements de l’Etat, le prix de l’énergie risque de n’être qu’une variable politique d’ajustement alors que la France a besoin d’une vraie politique industrielle !

Alors que GDF SUEZ, après avis de la Commission de Régulation de l’Energie, a annoncé une hausse de ses tarifs en gaz naturel de 5,2 % au 1er avril et qu’EDF envisageait une hausse de l’ordre de 5 % par an en moyenne sur cinq ans, la mobilisation des associations de consommateurs, ces derniers étant eux-mêmes soumis aux contraintes de leur perte de pouvoir d’achat, a conduit les pouvoirs publics à intervenir à nouveau dans le jeu.

Pour le gaz naturel, la fixation du prix est déterminée par une formule de calcul qui figure dans le contrat de service public que le groupe GDF SUEZ a signé le 23 décembre 2009 avec... l’Etat.

Si la Commission de Régulation de l’Energie a rendu sa décision sur la base de ce contrat de service public, l’Etat semble découvrir aujourd’hui les fondamentaux de la formule de calcul (couplage gaz/pétrole) et décide qu’il convient de changer les règles du jeu en cours de partie. Ainsi, quels que soient les fondamentaux, les tarifs n’évolueront pas au 1er juillet 2011.

Il en est de même pour l’électricité où, au mépris du contrat de service public qui lie EDF à l’Etat depuis le 24 octobre 2005, ce dernier a décidé de limiter à 2,9 % la hausse des prix de l’électricité jusqu’à l’élection présidentielle jusqu’en juillet 2012.

Pour la CFE-CGC et l’UNSA Energies, les augmentations des tarifs régulés ne doivent pas avoir pour objectif l’augmentation des marges et des bénéfices, mais elles doivent servir l’ambition industrielle et sociale des entreprises.

S’il faut revoir les formules de calcul et de révision des prix de l’énergie, il faut non seulement une vraie prise en compte de la sécurité et de la maintenance de l’outil industriel existant mais aussi un effort dynamique en terme de recherche et de développement technologique pour préparer les solutions de demain, qu’elles soient non carbonées ou décentralisées. Pour atteindre ces objectifs, les entreprises ont besoin de la durabilité dans les engagements de l’Etat.

Dans l’opposition entre les visions consuméristes de la société en général et actionnariale des entreprises en particulier, la CFE-CGC et l’UNSA Energies défendent toujours une option pragmatique construite sur une stratégie de long terme d’investissement au bénéfice de l’indépendance énergétique de notre pays.



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