Le forfait jours, en raison de l’abandon des durées maximales (journalière et hebdomadaire), inquiète plus qu’il ne rassure. De fait, l’application d’un tel accord ne peut être décorrelée de l’organisation des différentes Directions de l’entreprise et de la confiance que l’encadrement accorde à ses dirigeants.
Il est donc primordial d’ouvrir dès à présent des négociations sur l’organisation du travail dans les différents métiers. Plus largement, la CFE-CGC demande la planification et la mise en œuvre d’assises du management à EDF.
Pour rétablir la confiance, il est nécessaire d’impliquer toutes les Directions dans une démarche cohérente et empreinte d’exemplarité; c’est pourquoi nous demandons d’une part un accord à durée limitée à 2 ans et d’autre part que les cadres aient le choix de leur régime sur le principe du volontariat. Toute forme de pression ressentie par les salariés serait une contre-référence de nature à ne pas permettre la reconduction de l’expérimentation.
La CFE-CGC a toujours œuvré pour la reconnaissance de l’activité et de l’engagement de l’encadrement. Elle revendique donc une juste rémunération liée à la disponibilité et aux responsabilités assumées par l’encadrement.
Nous réclamons une rétribution forfaitaire de l’autonomie sous la forme de 5 jours, qui seraient valorisés comme des jours supplémentaires, pouvant être au choix de l’agent pris en temps, payés ou versés dans un CET, complémentaire à la reconnaissance de la performance.
Parmi les autres points à améliorer dans le projet d’accord, la CFE-CGC demande :
le passage de 210 à 215 du nombre de jours travaillés à la seule initiative du salarié (avec une majoration de 25% jusqu’au 210ème jour travaillé et de 50% au-delà),
des conditions plus avantageuses permettant aux salariés actuellement à 32 heures « temps choisi » d’opter pour le forfait réduit dans des conditions similaires à celles d’aujourd’hui (compensation de l’aide à la réduction du temps de travail à hauteur de 1/35e de la rémunération), avec en plus l’accès à des jours supplémentaires majorés dès le 184ème jour travaillé,
une évolution dans le temps de la RPC qui passerait de 10% en 2010 à 15% en 2012, à l’image d’autres grands groupes du secteur,
des garanties sur un accès réel de l’ensemble des cadres autonomes à la formule de travail à distance,
la proposition rapide d’un « avenant CET » actualisé et articulé avec le projet d’avenant sur le temps de travail des cadres et des agents de maîtrise volontaires, intégrant la possibilité de verser dans le CET l’ensemble du 13ème mois ainsi que la totalité des jours supplémentaires valorisés,
des garanties sur le respect des engagements contenus dans l’accord concernant le volume maximum d’heures réalisées au cours d’une même semaine,
le réajustement automatique du nombre de jours des forfaits dans le cas des congés supplémentaires conventionnels et légaux qui ne sont pas tous prévisibles au moment de la signature de la convention (congés familiaux liés à une naissance ou au décès d’un membre de la famille,…) et l’application des majorations dès le premier jour travaillé au-delà du forfait applicable à l’agent.
La CFE-CGC a toujours revendiqué la reconnaissance de la spécificité des métiers des personnels d’encadrement, qu’ils soient Cadres ou Maîtrise. Nous demandons de ce fait que le dispositif soit également accessible aux agents de maîtrise volontaires.
Dès que la CFE-CGC disposera de la version définitive du projet d’avenant soumis à la signature, elle consultera ses adhérents au périmètre de l’accord comme elle s’y est engagée. Elle sera alors en mesure de faire connaître sa position finale.