La CFE-CGC des IEG s'associe à l'appel commun des autres organisations syndicales des IEG. Elle invite ses partisans à manifester leur solidarité à cet appel sous la forme qui leur conviendra, fidèle à la liberté de choix qui caractérise notre syndicat.
La CFE-CGC des IEG n’a jamais été convaincue des bienfaits de la libéralisation « débridée » d’un secteur aussi capitalistique que celui de l’énergie : elle constate que ce projet de loi, censé améliorer les conditions d’exercice de la concurrence, semble fait pour colmater les effets négatifs de la libéralisation des marchés de l’énergie.
34è Congrès de la CFE CGC
Deux candidats issus des Industries Électriques et Gazières accèdent
à des responsabilités confédérales au sein de la CFE CGC
Le 18 février 2010, au 34è congrès de la CFE-CGC à Reims, deux candidats de la Fédération des Industries Électriques et Gazières (IEG) ont été élus par l’assemblée des Délégués venus de toute la France.
·
De g. à dr. : Bernard Van Craeynest, Carole Couvert et Jean-Luc Haas |
Carole Couvert, 37 ans, a été élue Secrétaire Générale de la Confédération CFE-CGC et prend place au Bureau confédéral pour 3 ans aux côtés du Président Bernard Van Craeynest ; anciennement en charge de la cohésion interne au sein de la Confédération, elle déclare « inscrire son mandat dans la continuité d’un travail participatif, l’exigence d’un dialogue serein et de la plus grande transparence : un signal a déjà été lancé à ce Congrès en distribuant à l’avance aux votants les programmes des candidats. »
· Jean-Luc Haas, 55 ans, a été élu Secrétaire National de la Confédération CFE-CGC. A ce titre il aura la responsabilité d’un des 7 pôles d’expertise du bureau confédéral. « Je souhaite mettre mon expérience des dossiers économiques, sociaux et environnementaux d’envergure nationale au service de la Confédération, comme je l’ai fait au sein de la fédération CFE-CGC des IEG. »
Cadre du groupe GDF Suez, Carole Couvert, est engagée auprès de la Fédération CFE-CGC des Industries Électriques et Gazières (CFE-CGC des IEG) depuis 2000. Elle a été la première présidente de la caisse de retraite des industries électriques et gazières créée en 2005 (la CNIEG). Elle a mis l’accent au cours de son engagement syndical, sur les affaires sociales, l’égalité professionnelle, les cadres européens. Elle a exercé les mandats de conseillère prud’homale, membre du Conseil Économique et Social et de l’Observatoire de la Parité.
Cadre du groupe EDF, Jean-Luc Haas est engagé au sein de la Fédération CFE-CGC des Industries Électriques et Gazières (CFE-CGC des IEG) depuis 1998. Ingénieur de formation, il a travaillé avec la Confédération sur des dossiers nationaux tels que la réforme des régimes particuliers de retraite, le grenelle de l’Environnement, les Etats généraux de l’Industrie et la mission « évolution de la filière nucléaire à l’horizon 2030 » récemment diligentée par le chef de l’État.
Faisant suite aux propositions de la commission Champsaur, le gouvernement vient d’annoncer une réforme de l’organisation du marché français de l’électricité. Cette réforme vise à favoriser l’investissement dans le parc de production français ainsi que la concurrence en donnant accès au parc nucléaire d’EDF à tous ses concurrents. Dans le même temps, une accélération de la mise en concurrence des barrages hydroélectriques est évoquée à la faveur d’un regroupement par vallées.
La CFE-CGC des IEG salue la reconnaissance par les pouvoirs publics de la nécessité d’assurer le financement des investissements dans le parc de production existant et de favoriser les nouveaux investissements conformément au Grenelle de l’Environnement. Ces efforts répondent aux incontournables besoins de sécurité des approvisionnements électriques du pays, de sûreté du système électrique, de performance et de modernisation du parc de production français.
Pour autant, la CFE-CGC des IEG ne considère pas la concurrence comme une fin en soi. Elle est donc extrêmement vigilante aux conditions de mise en œuvre de cette réforme. Elle revendique un encadrement strict du dispositif envisagé d’accès au parc nucléaire d’EDF. Ce dispositif devra être temporaire et plafonné afin de ne pas dissuader durablement les concurrents d’EDF d’investir dans de nouveaux moyens de production et ainsi d’aller dans le sens du Grenelle de l’Environnement et de la Programmation Pluriannuelle des Investissements.
La CFE-CGC réclame également et surtout que le niveau de prix d’accès au parc nucléaire d’EDF (« offert » au prétexte de la concurrence) soit cohérent avec les conditions économiques de son parc de production. Ce prix doit intégrer l’ensemble des investissements indispensables à la sûreté, à la performance d’exploitation et à l’allongement de la durée de vie du parc nucléaire d’EDF. Il doit aussi couvrir les coûts de gestion de l’aval du cycle nucléaire (démantèlement et gestion des déchets). C’est seulement à ce « prix » que cette réforme répondra aux exigences de sécurité des approvisionnements énergétiques du pays et qu’elle préservera pour les générations futures le bénéfice de l’épopée nucléaire civile française.
Si d’aventure les pouvoirs publics devaient répondre aux sollicitations des opérateurs privés qui réclament sans vergogne des niveaux de prix allant de 34 à 40 € le MWh, la CFE-CGC des IEG dénoncerait comme il convient une telle opération de spoliation qui, en effet, reviendrait à brader le parc nucléaire français et à faire profiter des entreprises privées d’un outil industriel qu’elles n’ont ni conçu, ni construit, ni financé ni exploité et ce avec un souci permanent de sûreté et de performance. De surcroît, en affaiblissant EDF et en orchestrant la privatisation de sa richesse tout en lui laissant porter les risques industriels et économiques de l’exploitation du parc nucléaire, l’Etat priverait les contribuables français des dividendes auxquels ils peuvent légitimement prétendre au titre d’actionnaires très majoritaires d’EDF.
Aux yeux de la CFE-CGC des IEG, cette spoliation « nucléaire » d’EDF risque en outre d’être doublée d’une autre spoliation concernant les ouvrages hydrauliques. Pour l’éviter, la CFE-CGC des IEG exige que les conditions de mise en concurrence de ces titres hydrauliques soient équitables, n’obéissent pas à une logique de partage du « gâteau » hydraulique définie a priori et reconnaissent cette fois à leur juste valeur aussi bien l’investissement réalisé sur ces ouvrages que la qualité de leur exploitation.
La CFE-CGC des IEG appelle donc les pouvoirs publics à rejeter toute réforme qui se servirait du prétexte de la concurrence pour sacrifier l’intérêt général et EDF qui s’y est pourtant toujours identifiée. Au contraire, alors que le G20 de Pittsburgh touche à sa fin, elle les invite à répondre aux multiples appels en faveur d’une réelle et équitable régulation et d’une intervention accrue des Etats.